Mariamne - Ma vie d’ange

(`'•.¸(`'•.¸*¤CHAPITRE 1¤*¸.•'´)¸.•'´)
Un beau jour, pif paf pouf, me voilà montée au paradis des anges !
J'arrivai au beau milieu d'une cité grouillante de personnages de toutes les couleurs, certains plus noirs que d'autres et d'autres plus blancs que certains. Deux ou trois anges s'aperçurent de mon apparition soudaine et osèrent un petit coucou jusqu'à même m’envoyer un chaleureux accueil. Tranquillement, je me baladai à travers ces lieux hauts en couleurs. Je remarquai rapidement, qu'ici, chacun est chargé d'une mission, plus ou moins lourde de conséquences et chacun la remplit plus ou moins consciencieusement. J'errai ainsi quelques temps à contempler le paysage et à observer les créatures m'entourant.
Par une de ces belles matinées ensoleillées, je m’étirais langoureusement près de la fontaine de joie. Aux pieds des tours me faisant face, de grands lys et rosiers, appelés les fleurs divines ou sourires de la Vierge, aux couleurs vives ou étonnantes, mystiques ou purement illogiques s’élevaient avec fierté. Leurs tiges, comme des caresses, s’entrelaçaient autour des tours. Je pouvais sentir leurs mille parfums délicats que le vent portait allègrement.
Je me penchai vers la fontaine pour y apercevoir mes jolies ailes blanches lorsque j’aperçus quelque chose de brillant. Je tendis la main et sortis de l’eau une lame de Tolède. Cette arme, réputée pour inspirer le courage au combattant, était munie d’un pommeau orné d’un diamant dans lequel je vis apparaître un arbre majestueux, un chêne rouge dont émanait une force paisible. L’image disparut soudain. Je retournai la lame sous toutes les coutures et trouvai une gravure : « Esperanza ». Je l’accrochai à ma ceinture et partit à la recherche de son propriétaire si elle en avait un…
Un peu avant la tombée de la nuit, je trouvai le grand chêne rouge. Je m’inclinai respectueusement. C’est alors qu’une bourrasque de vent s’engouffra dans les branches et j’eus la sensation que l’arbre m’ouvrait ses bras. Je remarquai alors une petite fente sur le côté. Une brèche s’ouvrit petit à petit pour laisser apparaître une petite porte. Je pliai mes ailes et entrai. Il y avait là une pièce avec une table, une chaise, une petite garde-robe avec un tiroir et un hamac suspendu. Tombant de sommeil, je ne me fis pas prier et m’effondrai dans le hamac.
Vers minuit, un ululement aigu me fit sursauter. Cela devait être une chouette qui passait par là. Le cri retentit à nouveau comme un appel. Je sortis pour voir de plus près et aperçus une jolie chouette blanche. Elle me fixa pendant un long moment puis laissa tomber quelque chose au sol. Je ramassai l’objet. C’était comme un fourreau. Je mis la main à ma lame de Tolède et tentai de la revêtir du fourreau. Quelle ne fut pas surprise de constater qu’il était parfait pour ma lame ! Je regardai vers la chouette et la remerciai vivement pour ce présent. Elle ulula de plus belle, secouant tout à la fois ses ailes. Je me demandai ce qu’elle voulait encore puis je regardai de plus près le fourreau et y lut : « Allegria ». Je m’adressai alors à la chouette en ces mots : « Bonjour et bienvenue à toi Allegria ! Tu es désormais ici chez toi ! ». Un grand silence se fit. La chouette ferma les yeux immobiles semblant tomber dans un profond sommeil. Un grand sourire aux lèvres, je rentrai me coucher.
2 commentaires:
Une petite pose, visite de blog,
J'espère que le chêne rouge est éternel...
Biensûr puisque l'on est au paradis ;)
Merci de ta visite !
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