samedi 25 août 2007

Nouvelle - Ma vie d'ange

Mariamne - Ma vie d’ange



(`'•.¸(`'•.¸*¤CHAPITRE 1¤*¸.•'´)¸.•'´)

Un beau jour, pif paf pouf, me voilà montée au paradis des anges !
J'arrivai au beau milieu d'une cité grouillante de personnages de toutes les couleurs, certains plus noirs que d'autres et d'autres plus blancs que certains. Deux ou trois anges s'aperçurent de mon apparition soudaine et osèrent un petit coucou jusqu'à même m’envoyer un chaleureux accueil. Tranquillement, je me baladai à travers ces lieux hauts en couleurs. Je remarquai rapidement, qu'ici, chacun est chargé d'une mission, plus ou moins lourde de conséquences et chacun la remplit plus ou moins consciencieusement. J'errai ainsi quelques temps à contempler le paysage et à observer les créatures m'entourant.

Par une de ces belles matinées ensoleillées, je m’étirais langoureusement près de la fontaine de joie. Aux pieds des tours me faisant face, de grands lys et rosiers, appelés les fleurs divines ou sourires de la Vierge, aux couleurs vives ou étonnantes, mystiques ou purement illogiques s’élevaient avec fierté. Leurs tiges, comme des caresses, s’entrelaçaient autour des tours. Je pouvais sentir leurs mille parfums délicats que le vent portait allègrement.
Je me penchai vers la fontaine pour y apercevoir mes jolies ailes blanches lorsque j’aperçus quelque chose de brillant. Je tendis la main et sortis de l’eau une lame de Tolède. Cette arme, réputée pour inspirer le courage au combattant, était munie d’un pommeau orné d’un diamant dans lequel je vis apparaître un arbre majestueux, un chêne rouge dont émanait une force paisible. L’image disparut soudain. Je retournai la lame sous toutes les coutures et trouvai une gravure : « Esperanza ». Je l’accrochai à ma ceinture et partit à la recherche de son propriétaire si elle en avait un…

Un peu avant la tombée de la nuit, je trouvai le grand chêne rouge. Je m’inclinai respectueusement. C’est alors qu’une bourrasque de vent s’engouffra dans les branches et j’eus la sensation que l’arbre m’ouvrait ses bras. Je remarquai alors une petite fente sur le côté. Une brèche s’ouvrit petit à petit pour laisser apparaître une petite porte. Je pliai mes ailes et entrai. Il y avait là une pièce avec une table, une chaise, une petite garde-robe avec un tiroir et un hamac suspendu. Tombant de sommeil, je ne me fis pas prier et m’effondrai dans le hamac.

Vers minuit, un ululement aigu me fit sursauter. Cela devait être une chouette qui passait par là. Le cri retentit à nouveau comme un appel. Je sortis pour voir de plus près et aperçus une jolie chouette blanche. Elle me fixa pendant un long moment puis laissa tomber quelque chose au sol. Je ramassai l’objet. C’était comme un fourreau. Je mis la main à ma lame de Tolède et tentai de la revêtir du fourreau. Quelle ne fut pas surprise de constater qu’il était parfait pour ma lame ! Je regardai vers la chouette et la remerciai vivement pour ce présent. Elle ulula de plus belle, secouant tout à la fois ses ailes. Je me demandai ce qu’elle voulait encore puis je regardai de plus près le fourreau et y lut : « Allegria ». Je m’adressai alors à la chouette en ces mots : « Bonjour et bienvenue à toi Allegria ! Tu es désormais ici chez toi ! ». Un grand silence se fit. La chouette ferma les yeux immobiles semblant tomber dans un profond sommeil. Un grand sourire aux lèvres, je rentrai me coucher.

vendredi 24 août 2007

Récit

Journée suprise party

Après 6 mois de congé (congé de maternité puis congé parental), me revoilà sur le chemin du travail. Pour être à l'aise, hier soir, nous sommes allés conduire poupette chez mamy et papy. Quel bonheur de se lever après une bonne nuit de sommeil ! (poupette à 5 mois se réveille toujours à 3 heures du matin pour une petite collation...) Une bonne douche, habillage, petite séance de maquillage (un peu de gris sous les yeux, du rimmel brun sur les cils et le tour est joué !) puis zou en avant pour la gare.
Mon bien-aimé me dépose sur le quai et s'en va se préparer pour une petite journée de travail. En attendant le train, je sympathise avec F qui vient de s'acheter une maison. Comme par hasard, le train a du retard ! C'est bien ma veine ! Mais pas le temps de m'ennuyer, F me raconte ses péripéties avec Mme F lorsqu'ils ont voulu acheter leur maison lorsque voilà le train ! Pour un train qui est toujours à l'heure, voilà qu'il a un bug de 15 minutes justement aujourd'hui ! Bizarre de monter dans un wagon après autant de temps... Ah ! voilà le contrôleur ! Je lui donne ma keycard sur laquelle j'ai indiqué deux trajets ( et oui ! à une gare près, me voilà obligée de remplir deux cases ^^) et qu'est-ce que je m'entends dire... "Ah mais madame, c'est pas bon ça ! On ne peut plus noter deux trajets sur une même carte. Il vous faut deux cartes et donc inscrire une destination sur chaque !" ~ Non mais ! Qu'est-ce qu'il me raconte lui ? La sncb a déraillé pendant mon congé parental ou quoi ? ~ "Bon ben, puisque vous allez refaire votre abonnement, je laisse passer mais je prends le ticket !" ~ Heu... ok ! De toute façon, c'était mes deux derniers trajets ^^ Je vois pas trop où il veut en venir... ~. Une fois le contrôleur partit, F me regarde et me dit : "On vit vraiment dans un monde de fou !" ~ Je ne te le fais pas dire !
Mais quelle surprise m'attend au boulot après 6 mois d'inactivité...~. Je reste songeuse et pendant que F raconte sa vie et bla et bla et bla, je regarde par la fenêtre. On arrive doucement à destinatation et là, c'est le grand bouleversement ! Tout a changé, la gare n'est plus que ruine ^^. Ensuite nous entrons dans une nouvelle gare tout à fait aérienne. Plus je monte les yeux vers le ciel et plus je vois s'emboiter tout un puzzle de tôles et de vitres. ~ La sncb va peut-être se lancer dans la construction d'airbus... ~. Ca y est ! On est arrivé ! Aussitôt, je me dirige vers le quai où le Thallys ne devrait plus tarder à arriver. Je suis un peu perdue dans toute ces nouveautés mais mon bon sens de l'adaption au changement me sert bien. Telle une reine, je me laisse porter par les longs escalators jusqu'au quai n°5. Au loin, j'aperçois mon petit coeur. Je lui fais de grand signe ! ~ Maman arrive pour te faire un gros bisou avant ton départ pour Paris ! ~ Arrivée, sur le quai, j'embrasse bien fort mon grand garçon (ben oui, il a déjà 8 ans ! Fini de dire le petit !). Je reste auprès de lui une dizaine de minutes puis je reprends mon itinéraire.
D'abord, direction les guichets pour refaire mon abonnement. Ahhh mince ! 3 guichets ouverts et 3 longues files de clients ! "Brouglouglou" fait mon ventre. ~ Arf ! j'ai oublié de déjeuner ~ Dès que c'est mon tour, j'achète mon ticket. "Il vous manque 0,80 cent madame." ~ Ah ! D'accord... les prix ont changés aussi... Une fois mon billet acheté, je fonce au snack bar. "Une gaufre à la cerise svp !" puis direction le tabatier "Un Barclay svp ! Ah ! Pardon... Un Kent". Je commence à avoir le tournis avec tous ces changements, vivement le terminus de mon expédition ! 6 mois ont passés et c'est comme si j'avais hiberné des années ^^ Je regarde l'heure sur mon gsm et me rend compte qu'il est presque 9 h. Oulaaa je vais finir par être en retard. Zou je file vers la sortie et là, que de surprises ! Tout le quartier est chamboulé. Je dois prendre à présent un tout autre chemin qu'autrefois pour arriver à bon port.
Enfin ! je suis devant le bâtiment :) Je sors ma petite carte d'accès, je pointe, je rentre, je me dirige vers mon piti bureau et hop je m'installe pour déguster mon petit-déj. Rien n'a changé ici ! Oh ! Mes plantes ! Elles vivent toujours ! Mon gentil collègue Y arrive à ce moment et me raconte qu'il en a bien pris soin, qu'il les a arrosée régulièrement et qu'il a même été jusqu'à virer les feuilles abimées. J'inspecte de plus près... En effet, nickel ! Oh ! mais que vois-je des feuilles séchées partout, de la poussière, un peu de terre par çi par là ^^ Les femmes d'ouvrage n'ont pas fait leur boulot on dirait... pffffff Allez hop, je file aux toilettes chercher du papier cul (oué on est un peu restreint point de vue serviette, torchon, etc...) et en avant pour un petit nettoyage en surface. Je vire tout par terre, ainsi peut-être qu'elles penseront à nettoyer mon bureau hihihi. Après ça, grand rangement. Les papiers volent dans tous les sens, vive la poussière. Retour aux toilettes, mes mains sont noires ! Si on m'avait dit qu'en tant que secrétaire je devrais faire les poussières... En parlant de secrétariat, je prends le téléphone et donne un coup de fil à papy qui me dit que tout se passe bien avec poupette. J'essaye alors de joindre mon amour adoré mais je tombe sur la messagerie. Bon allez, c'est l'heure de la pause café !
Personne à la téléphonie ^^ Déjà qu'il y avait personne à mon étage, là c'est vraiment le désert. Serais-je seule dans le bâtiment ? Me voilà partie en exploration, je rencontre quelques collègues ici et là, N qui est rentrée de congé parental il y a peu, D, C et L toujours fidèle au poste, L, P et Y également. Je redescends au premier et trouve M avec qui je fais un brin de causette puis retourne dans mon bureau. pour traiter une série de factures. Midi ! Petit coup de fil à mon chéri qui ne répond toujours pas ! Grrrrr, ça commence à me prendre la tête ! Bon allez, c'est l'heure de ma petite salade.
Là encore, toute la rue où je vais d'habitude chercher mon déjeuner est complètement en travaux. Poussières ohhhhh poussières !!! Va falloir que je prennes un bon bain moi en rentrant à la maison ! De retour, je me rends compte que tout le monde est sorti. Bon ben, je vais voir la nouvelle cafèt. Quel choc ! Ca a été rafraîchit d'accord mais alors quel changement ! ~ Que c'est laid ces couleurs ! Enfin, c'est propre, c'est déjà ça. Va falloir décorer pour redonner vie à cet endroit. ~. J'allume la télé et tout en regardant un manga (Nana, vous connaissez ?) j'avale ma petite salade de tomates et de mozzarellas. Enfin, je retourne dans mon bureau pour terminer mes factures et faire un peu de rangement. Mais avant ça, re-coup de fil à "mi amore" et encore la messagerie. Bon ben, je phone plus, faudra pas qu'il se plaigne que je phone jamais hein ! Non mais !
Petit tour d'horizon des murs de mon bureau. ~ Mmmm cette journée surprise party m'a donné envie de faire quelques modifications dans la déco.~ Mardi, si j'ai pas trop de taf, je m'y mets ! (et ouiiiiiiiii, je ne suis qu'une pauvre femme qui bosse à mi-temps, je ne vais donc bosser que deux jours et demi par semaine et puis comme dit mon boss, les femmes, c'est fait pour rester à la maison, je vois pas pourquoi elles veulent un temps-plein...) Il fallait que je la place celle-là ! Ca va bientôt faire 10 ans que je m'active dans cette "baraque", que je demande un temps-plein et rien, nada, niente.
14h, je décide d'aller voir ma secrétaire (je ne vous ai pas dit ? I'm the President of the Amicale :p) pour prendre la température. Apparement, on m'attendait avec impatience. On attend encore quelques membres puis on programmera une réunion après le 10 septembre. On papote et on papote et de fil en aiguille on en arrive à parler de bébé. Elle me montre alors les photos du petit gars. Ohhhh ! Qu'il a de magnifiques yeux cet enfant ! Après s'être échangé nos e-mail (N a enfin l'adsl !), je m'en retourne dans mon bureau. Telle une vrai postière, je pose des cachets sur toutes mes factures ! Et tac ! et tac ! et tac ! 17h, il est l'heure de rentrer à la maison pour retrouver ma poupette et l'homme que j'aime. J'éteins les lampes, la radio, le pc, fais un tas avec les quelques paperasses qui traînent pour les déposer dans mon casier "dossier à traiter" et je prends le large.

mercredi 22 août 2007

Nouvelle - Ma vie sur Terre

Mariamne - Ma vie sur Terre

(`'•.¸(`'•.¸*¤CHAPITRE 1¤*¸.•'´)¸.•'´)



Tout commenca il y a de ça bien longtemps. Pour mieux vous rendre compte, petit retour en arrière.

Irlande – an 711.

Sur un véritable piton rocheux, exposé aux humeurs d'une mer qui ne permet d'y aborder que quelques jours par an, au large de l’anneau du Kerry, surgit du plus profond de l’océan, une île. L’île de Skellig Michaël. Dans ce lieu isolé s’érige un monastère celte. Après avoir gravi les fameuses marches vous emmenant à 218 mètres au-dessus de la mer, s’érigent de minuscules maisons construites en pierres plates sèches, disposées sans mortier, en forme de ruche, les « Beahive hut ». La plus grande des cellules sert à entreposer des vivres et du matériel, les autres sont occupées par des moines chrétiens. A quelques pas, trois oratoires de forme carrée. A proximité, un petit jardin potager est entretenu. Quelques chèvres et moutons traînent par-çi, par-là...


Non loin de là, Valentia Island, un promontoire rocheux recouvert de pâturages, de dolmens et de petits monastères. Les paysages qu’offre cette île sont tout simplement exceptionnels.
C’est donc au cœur de cet univers que naquit Mariamne. Plus précisément sur l’île de Valentia en plein océan nord-atlantique. Fruit du viol, elle ne fut jamais le centre d’attraction de sa mère Abiageal. Personne ne sut jamais qui était son géniteur mais ce qui est certain c’est qu’elle était rousse et qu’elle fut conçue au cœur d’une époque où les premiers vikings firent leur entrée sur ces terres. Cependant, en femme responsable, Abiageal prit soin de sa fille puis une semaine plus tard, elle se vit confier par les moines celtes, un autre enfant, du nom d’Adhamhan. Elle allaita ces deux petits êtres durant une année après quoi elle se jeta du haut d’une falaise.

Adhamhan fut recueilli par les moines et partit pour l’île de Skellig Michaël, quant à Mariamne, elle resta sur l’île et fut emmenée dans un monastère longeant la côte. Tout comme son frère de têtée, Mariamne fut éduquée de manière très sévère et dans de rudes conditions. Elle étudia toutes sortes de sujets sans jamais avoir une passion pour un thème particulier.


En cette fin d’août, un temps clément avait l’air de s’être posé pour quelques jours.
Le soleil venait de se lever et une petite embarcation était fin prête pour le départ vers l’île de Skellig Michaël afin d’apporter des provisions aux moines qui y séjournaient toute l’année. Cette fois, Mariamne était du voyage. Depuis longtemps, elle voulait embarquer sur le « Penitencia » mais jusqu’à présent les moines la trouvaient bien trop jeune pour effectuer une telle traversée. Qui veut se rendre sur Skellig Michael doit se soumettre aux caprices de la mer et du ciel, de la brume et des nuages. Agée de 9 ans à présent, les cheveux courts depuis toujours, vêtue d’une robe de bure, portant un gros sac de victuailles, Mariamne s’avança calmement vers le pont. Dans le ciel, quelques mouettes tournoyaient tout en poussant de longs cris aigus. La jeune fille leva la tête et se demanda quelle sorte d’oiseaux elle rencontrerait là-bas. On racontait qu’un oiseau, du nom de puffin des Anglais, un drôle de petit personnage duveteux, était assez confiant que pour se laisser caresser. Perdue dans ses pensées, elle avança à la proue du bateau et s’y installa pour de longues heures, rêveuse.


Lorsque le navire arriva enfin à destination, Mariamne courut se mettre aux premières loges. Intriguée, elle découvrit ce bout de rocher à deux sommets où la verdure est complètement absente du paysage.

Conte

Le bac à saucisse du Mont-Saint-Brice


Il était une fois un nain nommé "Bac à saucisse".
On l'appelait ainsi car à longueur de journées,
Il transportait avec courage, jusqu'au Mont-Saint-Brice,
Emballés dans des intestins, de la viand'hâchée.

Un beau jour de printemps, au détour d'une clairière,
Il rencontra un va-nu-pieds, nommé Girouette,
Toujours en quête d'histoires, il errait de terres en terres,
Sifflant le jour, comme un geai et la nuit comme une chouette.

Le jeune troubadour s'arrêta et héla le nain.
"Hola mon brave, que transportes-tu dans ta carriole ?"
Bac à saucisse, étonné, fixa le jeune rouquin.
"Oh ben… rien de bien important, juste quelques babioles…"

"Je vois…" répondit le gars "M'autoriseriez-vous,
A vous suivre jusqu'en haut de cette jolie colline ? "
Le jeune homme tendit le bras vers un tas de caillou.
Le nain s'empressa de dire de son humeur coquine.

"Oui, si tu acceptes de pousser ma brouette…"
Observant la petite stature de son nouveau compagnon,
Le troubadour ébaucha un large sourire aux alouettes
Et s'empressa de prendre en main les deux bâtons.

Une fois arrivés au sommet de la colline,
Une mauvaise surprise les attendait-là.
Un loup affamé, attiré par l'odeur divine,
Menaçait les deux compères d’un malheureux trépas.

Deux solutions s'offrirent au troubadour apeuré,
Filer en abandonnant son compagnon sans armes,
Ou affronter la bête, de simples coup de pieds,
La deuxième solution lui arrachant une larme.

Girouette ne sachant que faire, resta pantois.
Le nain, quant à lui, s'empara d'une lanterne,
Alluma la mèche enroulée autour du bois,
Ensuite mit le feu aux quelques brins de luzernes.

Rapidement, toute la carriole s'enflamma,
Eloignant subitement la bête vers les bois.
Alertés par la fumée, tous les villageois,
Accoururent à grands pas, dans un grand brouhaha.

Le troubadour étant resté tout du long bouche bée,
Par une grosse tape dans le dos, fut réveillé.
"Et bien mon gars ! Que s'est-il donc passé par ici ?"
Il secoua la tête et reprit vite ses esprits,

De son sac, sortit une petite vièle triangulaire,
Gratta quelques accords puis raconta cette histoire
Qu’il venait de vivre d’une manière singulière,
A tout qui voulait bien l’entendre sans jamais choir.

Un beau jour, ses dires parvinrent aux oreilles d'un Roi
Celui-ci bien en peine car sa chère fille Tiphaine,
Pâle et maigre, était dans un grand désarroi,
Ne pouvant manger aisément aucune viande saine.

La belle qui était dépourvue de solides dents,
Désespérait de trouver un met qui lui convint.
Le Roi, de n’avoir jamais descendance, s'inquiétant,
Partit plein d’espoir à Mont-Saint-Brice de bon matin.

Quelques jours plus tard, le nain entra dans le château,
Y prépara les saucisses qu’il mit à rôtir,
Sous les yeux écarquillés des cuisiniers badauds,
Venus l’assister à la requête de leur Sire.

Le délicieux fumet émanant des cuisines,
Attira la jeune femme qui ordonna aussitôt,
Qu’on lui servit sous peu dans une belle platine,
Les saucisses grillées accompagnées d’une cruche d’eau.

Neuf mois plus tard, la princesse accoucha d’un garçon,
En excellente santé sous les yeux de son père,
Qui fit sonner à grand fracas tous les carillons,
De toutes les contrées aux alentours de ses terres।

Depuis ce jour, "bac à saucisse" fut couvert d'or,
Ne parcourut plus les routes, réalisant le rêve,
De son cher et bien-aimé Roi Anthonus Luidor
Qui mourut en paix, un sourire satisfait aux lèvres.