Mariamne - Ma vie sur Terre
(`'•.¸(`'•.¸*¤CHAPITRE 1¤*¸.•'´)¸.•'´)
Tout commenca il y a de ça bien longtemps. Pour mieux vous rendre compte, petit retour en arrière.
Irlande – an 711.
Sur un véritable piton rocheux, exposé aux humeurs d'une mer qui ne permet d'y aborder que quelques jours par an, au large de l’anneau du Kerry, surgit du plus profond de l’océan, une île. L’île de Skellig Michaël. Dans ce lieu isolé s’érige un monastère celte. Après avoir gravi les fameuses marches vous emmenant à 218 mètres au-dessus de la mer, s’érigent de minuscules maisons construites en pierres plates sèches, disposées sans mortier, en forme de ruche, les « Beahive hut ». La plus grande des cellules sert à entreposer des vivres et du matériel, les autres sont occupées par des moines chrétiens. A quelques pas, trois oratoires de forme carrée. A proximité, un petit jardin potager est entretenu. Quelques chèvres et moutons traînent par-çi, par-là...
Non loin de là, Valentia Island, un promontoire rocheux recouvert de pâturages, de dolmens et de petits monastères. Les paysages qu’offre cette île sont tout simplement exceptionnels.
C’est donc au cœur de cet univers que naquit Mariamne. Plus précisément sur l’île de Valentia en plein océan nord-atlantique. Fruit du viol, elle ne fut jamais le centre d’attraction de sa mère Abiageal. Personne ne sut jamais qui était son géniteur mais ce qui est certain c’est qu’elle était rousse et qu’elle fut conçue au cœur d’une époque où les premiers vikings firent leur entrée sur ces terres. Cependant, en femme responsable, Abiageal prit soin de sa fille puis une semaine plus tard, elle se vit confier par les moines celtes, un autre enfant, du nom d’Adhamhan. Elle allaita ces deux petits êtres durant une année après quoi elle se jeta du haut d’une falaise.
Adhamhan fut recueilli par les moines et partit pour l’île de Skellig Michaël, quant à Mariamne, elle resta sur l’île et fut emmenée dans un monastère longeant la côte. Tout comme son frère de têtée, Mariamne fut éduquée de manière très sévère et dans de rudes conditions. Elle étudia toutes sortes de sujets sans jamais avoir une passion pour un thème particulier.
En cette fin d’août, un temps clément avait l’air de s’être posé pour quelques jours.
Le soleil venait de se lever et une petite embarcation était fin prête pour le départ vers l’île de Skellig Michaël afin d’apporter des provisions aux moines qui y séjournaient toute l’année. Cette fois, Mariamne était du voyage. Depuis longtemps, elle voulait embarquer sur le « Penitencia » mais jusqu’à présent les moines la trouvaient bien trop jeune pour effectuer une telle traversée. Qui veut se rendre sur Skellig Michael doit se soumettre aux caprices de la mer et du ciel, de la brume et des nuages. Agée de 9 ans à présent, les cheveux courts depuis toujours, vêtue d’une robe de bure, portant un gros sac de victuailles, Mariamne s’avança calmement vers le pont. Dans le ciel, quelques mouettes tournoyaient tout en poussant de longs cris aigus. La jeune fille leva la tête et se demanda quelle sorte d’oiseaux elle rencontrerait là-bas. On racontait qu’un oiseau, du nom de puffin des Anglais, un drôle de petit personnage duveteux, était assez confiant que pour se laisser caresser. Perdue dans ses pensées, elle avança à la proue du bateau et s’y installa pour de longues heures, rêveuse.
Lorsque le navire arriva enfin à destination, Mariamne courut se mettre aux premières loges. Intriguée, elle découvrit ce bout de rocher à deux sommets où la verdure est complètement absente du paysage.
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